Vive le format « papier » !

03/09/2018

 

En ce début d'année, nous aurions beaucoup de choses à dire. Notre vieille Europe a vécu des drames épouvantables. Mais, je ne vais pas en ajouter.

 

Je voudrais revenir sur un sujet plus anodin, risible aux yeux des événements du monde. C'est l'information selon laquelle notre revue du « Vî Tiyou » deviendrait une revue virtuelle à consulter sur Internet. Vous voyez que ce n'est pas à la une de l'actualité. Peu importe ! Cela nous concerne.

 

Je ne suis pas du tout convaincu que remplacer un tirage papier par l'ordinateur est vraiment une bonne chose.

 

D'abord, faut-il avoir un ordinateur et savoir s'en servir pour découvrir l'information ! Ensuite, faut-il lire la revue quand on est devant son appareil ! Tout cela n'est pas évident.

 

Puis-je parler de mon expérience personnelle. J'ai un ordinateur que j'utilise à des fins professionnelles (pour autant qu'on puisse parler en ces termes quand on est à la retraite). Mais, j'évite autant que possible de rester longtemps devant l'écran. Mes petits-enfants diront peut-être, un jour, que je suis ringard. Tant pis !

 

Donc, quand je reçois la revue « Li Vî Tyiou », le soir, je m'installe dans un fauteuil, au coin du feu où crépite le bois qui se consume, et je lis. Ma femme est assise dans un autre fauteuil. Elle tricote , le chat ronronnant sur ses genoux. De temps en temps, j'interromps cette quiétude d'un autre âge pour partager une réflexion qui m'est venue en lisant. S'ensuit alors un échange au cours duquel nous avançons nos points de vue qui, heureusement, ne sont pas toujours conflictuels, même s'ils divergent parfois.

 

Comment vivre de tels moments quand on seul, dans son bureau, en tapant sur un clavier?Quand on est devant son ordinateur, si on éprouve du plaisir, c'est un plaisir solitaire. Je préfère le partager.

 

Beaucoup nous disent qu'un des grands problèmes de notre société, particulièrement au sein des familles, c'est le manque d'échanges, l'absence de communications vraies. Nous vivons tous dans notre monde avec notre GSM en main, nos ordinateurs, notre TV dans chaque chambre. Nos repas sont pris sur le pouce, et quand on dit à un de nos enfants : « assieds-toi ! », il réponde : « je n'ai pas le temps ! ».

 

Mais, revenons à notre revue. On peut comprendre que, dans le chef de ceux qui y travaillent, il y ait une certaine lassitude. « C'est toujours les mêmes », entend-t-on. Et là, il y a un problème. Le bénévolat se perd.

 

Espérons cependant que l'on trouvera un ou l'autre nouveau correspondant

 

qui acceptera de se retrousser les manches pour continuer à faire vivre « Li Vî Tyiou » format papier, tout en sachant qu'on peut toujours le trouver sur le site.

Bonne fête de Pâques.

 

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