Léon Scholtissen, l'homme à la moto

03/09/2018

Rencontré pour vous ...


 

Léon Scholtissen, collectionneur de motos anciennes
 
Témoignage du savoir faire et du commerce florissant du début du 20 ème siècle, de vieilles motos continuent à vivre, restaurées et entretenues avec passion par quelques amoureux de ces belles mécaniques.


 

Parmi ceux-ci, Léon Scholtissen, évegnéen depuis toujours, à été victime de ce virus.

 

Comment est-on contaminé de la sorte ? 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dès l'âge de 3 ans, soit dans l'immédiat après-guerre, lorsque son père, ouvrier à la FN, achète à l'usine une moto FN 350ccde type XIII standard, c'est à califourchon sur le réservoir qu'il effectue un petit tour dans le village en récompense de l'aide apportée pour le nettoyage de l'engin 

Début des années ‘50', c'est l'époque glorieuse où pilotes et motos belges se distinguent en moto-cross et courses de vitesse. Coincé entre Papa et Maman ou toujours à califourchon sur le réservoir, il accompagne ses parents qui assistent aux différentes compétitions organisées à travers le pays. Certains se souviennent encore de champions tels que Minguels , Leloup ou Baeten ainsi que des marques de moto de cette époque : FN, Saroléa et Gillet.

Pas étonnant dès lors qu'il s'intéresse puis se passionne pour le sport motocycliste.

 

Passion toujours d'actualité à ce jour

A l'age de 17 ans, Léon commence à travailler. A la FN évidemment, à l'atelier de réparation machines-outils plus précisément. Nous sommes en 1964 et depuis peu, l'entreprise herstalienne à cessé de fabriquer des motos. Les derniers vélomoteurs marqués du sigle FN quittent à leur tour les chaînes de montage : un chapitre de l'histoire des transports en région liégeoise s'achève. A cette époque, rares sont les propriétaires de motos ou les amateurs éclairés qui se soucient de conserver des témoins de cette activité jadis florissante.

 Le déclic

 

 

Pas pour tout le monde. En 1978, alors qu'il roule en trial avec deux amis, ceux-ci lui proposent d'acheter une vieille moto faisant partie d'un lot de 3. Pas vraiment intéressé sur le moment, il se laisse finalement convaincre. Trop tard, il est contaminé par le virus de la moto ancienne et sa collection ne fait que s'enrichir.


La collection

 

Parmi les nombreuses pièces acquises, la FN se retrouve majoritaire avec 8 motos, 4 vélomoteurs et 1 couple de vélos à transmission acatène (sans chaîne mais avec arbre de transmission et pignons coniques) ....
 

...auxquels sont venus s'ajouter une Saroléa à courroie et une Triumph Tiger 110 (anglaise oblige).

 

 

 

 

La plus ancienne , une FN modèle II de 1903, trône dans le living tel un Van Gogh

 


et la plus récente , une FN type XIII de 1958 est encore à remettre en route.

 

 

 



Parmi elles également une ‘ 4 cylindres' de 1914 dans son ‘jus', ce qui signifie en jargon motocycliste ‘dans son état d'origine', sans restauration. Attelée à un side car, elle est en cours de redémarrage.

 

 


Son modèle préféré est quand même un rien plus jeune puisqu'il s'agit de la FN M86 500cc de 1936 avec laquelle il a participé 18 fois au rallye Liège-Nancy-Liège.

 

Elles ont été faites pour rouler

 

Toutes ces perles rares ne se trouvent pas au coin de la rue. Pour certaines de ces pièces, de nombreux kilomètres ont été parcourus. Trouver la perle rare est une chose, encore faut-il la restaurer. Commence alors la prospection des bourses d'échange afin de trouver le bouton de klaxon, la magnéto, le pignon de roue arrière où le petit bout de ferraille qui manque pour qu'elle soit tout à fait complète.

 

Sans oublier les livres techniques, originaux si possible, correspondants aux modèles en chantier.

Vient ensuite la restauration proprement dite !

 

Démontage complet de la partie cycle, sablage, peinture au primer, à la teinte d'origine, chromage où nickelage de certaines garnitures, regarnissage des freins etc.

 

Le moteur subit aussi une autopsie approfondie et est remis dans un état proche du neuf.

 

Une année plus tard, après quelques essais infructueux, un toussotement, une détonation et ……le moteur démarre. Quelle jouissance ! Vivement le premier beau jour pour les premiers essais routiers. Après quelques kilomètres plus ou moins hésitants, les réglages se précisent en prévision de la première sortie officielle.

 

Celle-ci s'effectue en général au départ de l'Abbaye de Val Dieu au mois d'avril .

 

C'est en effet la sortie au cours de laquelle les restaurations de l'hiver sont présentées aux regards critiques des amis du club.

 

Liege-Nancy-Liège

Mais ce n'est pas la seule sortie de l'année. En effet, une quinzaine de sorties sont programmées de Mars à Octobre. La plus célèbre de ces sorties est incontestablement le rallye « Liège-Nancy-Liège » organisé par le « Vétéran Moto Club Belge » et dont la 25 ème édition, la 24 ème à l'actif de Léon toujours avec son épouse comme passagère, à été parcouruel'avant dernier W-E. du mois d'Août 2003.

Un itinéraire de 700 km à parcourir en 2 jours à la moyenne de 36 km/h.

Ce rallye de renommée internationale est disputé par des pilotes de différentes nationalités :néerlandais, français, allemands, anglais et belges bien entendu.

 

Si les motos font de temps à autre tache d'huile sur le sol, la passion de Léon a aussi fait tache d'huile.

 

La suite
 

Son fils Bruno est aussi atteint par le virus. En effet, dès l'âge requis pour piloter un 50cc, il accompagne ses parents aux différentes sorties et fait partie des pilotes inscrits.
 

 

 

 

 

Il complète également la collection avec une FN M70 de 1928          1une Ariel militaire de 1941

 

Un dernier mot

 

Si vous possédez une de ces épaves dont nous avons parlé, n'hésitez pas à contacter qui vous savez.

 

Et on en parle aussi avec éloges dans la presse écrite

 

 

 

L'horloger de la moto ancienne (Magazine VOX n°18) Vielles mais vrombissantes "Elles" ornent son salon L'homme à la moto (La MEUSE - 13 Septembre 1989) Liège-Nancy-Liège, bonne humeur et camaraderie (Le SOIR - 18 Août 1992)

 

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